Hôtels

Au cœur de la vie sauvage de Camargue.

Il est intéressant d’aller pêcher sur le Rhône ou plutôt dans son delta, qui est délimité par deux bras de fleuve : Le Grand Rhône et le Petit Rhône, ainsi que la mer Méditerranée au sud. Il n’y a pas beaucoup de deltas en Europe aussi intéressante que la Camargue, c’est le nom de la région qui couvre le delta du Rhône. Il couvre une superficie de 930 km², et plus de 13 000 hectares ont été déclarés réserve naturelle dès 1927. Une partie du delta (1 930 km²) a également été inscrite sur la liste de l’UNESCO en tant que réserve de biosphère.

Camargue : paysage unique

La raison en est que la région présente des caractéristiques paysagères uniques, particulièrement accentuées par la forte influence du soleil méditerranéen qui brille presque toujours. Le paysage est composé de tamaris et de prairies herbeuses, de lagunes d’eau salée peu profonde appelée « etang », de roselières, de dunes de sable et d’ouvrages construits par l’homme, autrefois par les bénédictins et les cisterciens, plus tard par les colons et les ingénieurs, qui font aujourd’hui partie intégrante de la Camargue : rizières, digues, fossés de drainage et canaux ou salines. On y trouve également les caractéristiques fermes blanchies à la chaux et aux toits de roseaux, ainsi que plusieurs villages intéressants, dont celui des Saintes-Maries-de-la-Mer qui mérite particulièrement une visite. C’est ici que se déroule chaque année, à la fin du mois de mai, le célèbre pèlerinage des gitans sur la tombe de leur sainte patronne, Sainte Sarah. Si vous vous intéressez à la flore et à la faune rare de Camargue, rendez-vous sur place  à  l’Hotel Camargue.

 

Camargue : monde d’animaux

La Camargue est aussi un monde d’animaux. Surtout, de nombreuses espèces d’oiseaux y vivent à l’état sauvage (environ 400 au total), dont des espèces rares comme le flamant rose africain. Ils pataugent dans des lagons dont la profondeur moyenne n’excède pas un demi-mètre, de sorte qu’ils sont parfaitement visibles même de loin. Cependant, le symbole le plus important du delta n’est pas les flamants roses, mais les célèbres chevaux blancs de la race Camargue. Il s’agit de l’une des variétés européennes les plus intéressantes, qui habite ces régions depuis au moins 15 000 ans (on peut voir un cheval semblable à ceux de Camargue dans les peintures préhistoriques découvertes dans les grottes de Lascaux). Il est intéressant de noter que pendant longtemps, les chevaux blancs ont vécu ici dans un isolement total, car l’eau était une frontière difficile à franchir. Ils sont donc comme avant. La race se caractérise par sa stature trapue, sa force et son endurance. Aujourd’hui, on les appelle « semi-sauvages », car, bien qu’ils vivent comme il y a des siècles en troupeaux appelés « manades », en broutant les prairies et les marais, ils sont également utilisés par l’homme pour aider au pâturage du bétail. Ils sont montés par des cow-boys français modernes appelés gardiens, que l’on retrouve assez souvent lors des excursions dans le delta. Ces gens sympathiques font paitre des taureaux noirs, qui sont une autre marque de fabrique de la région.